1_QUELLE REALITE CROIRE ENTRE LA MONTAGNE ET LE FLEUVE ?

Un jour, un maître Zen demanda à son élève, apparemment très assidu : « Que faites-vous là, assis toute la journée ? – Je fais de la méditation, pour obtenir l’éveil », répondit l’élève. Peu après, le même élève retrouva son maître en train de frotter le sol avec un morceau de brique. « Que faites-vous là, Maître ? – Je frotte la brique pour en faire un miroir », répondit le maître.

Cette histoire illustre le fait que tant que l’on se dissocie du but (l’éveil), tant que l’on conserve encore dans son esprit le dualisme : soi-même, c’est-à-dire son mental, et sa nature profonde, ou la vacuité, ou l’éveil, on ne parviendra jamais à rien.

Le chemin de la méditation est un chemin sans but.

Ou plutôt, le chemin est déjà un but.

Lorsque nous gravissons une montagne pour arriver à son sommet, nous nous imaginons que le sommet est le but.

Nous rêvons du sommet, nous ne voyons plus que lui, nous ne voyons pas les merveilleux paysages qui nous entoure sur le chemin.

Et quand nous arrivons au sommet, après une joie éphémère, nous nous disons : « Ce n’est donc que ça. Maintenant, il faut descendre. Il n’y a plus rien à faire ». C’est dommage, parce que nous avons raté l’essentiel.

 

L’essentiel est chaque pas que nous faisons sur le chemin, chaque fleur que nous voyons sur le bord de la route, chaque goutte de sueur qui perle sur notre front, chaque souffle du vent qui nous rafraîchit. And there’s so much information flowing in and out of the https://www.order-essay-online.net essay online devices. L’essentiel est dans chaque instant, chaque instant merveilleux qui fait que le chemin est le but.

 

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